In international business relations the resolution of a dispute depends on a correct understanding of the legal agreement out of which the dispute has arisen. To acquire such understanding it may be necessary to interpret the instrument in which that agreement is recorded if its meaning is unclear or disputed. Although interpretation is generally regarded as an art, in a legal context it is above all a scientific exercise, subject to rules and principles established through practices, precedents and legal instruments.

Contractual interpretation has an important place in arbitration. Arbitrators are not beholden to national legal systems. They enjoy greater freedom than state courts when engaging in contractual interpretation. The range of available approaches could be seen as a source of legal uncertainty, so it may be helpful to identify those approaches and the circumstances in which they are applied so as to understand how arbitrators proceed and the outcome they might reach.

The following extracts from ICC arbitral awards were selected from 35 awards on the subject rendered between 2000 and 2012. They deal mainly with the interpretation of substantive contractual provisions and illustrate diverse practices. Some arbitral tribunals rely on contractual preambles, others on interpretation clauses, but often they are left to their own devices.

The approaches arbitrators adopt are to some extent influenced by the legal traditions to which they belong. However, the differences between legal systems when it comes to matters of contractual interpretation should not be exaggerated. For instance, while arbitrators from the common law system might be more inclined to apply an objective approach and arbitrators from the civil law system a subjective approach, increasing osmosis between the two systems reduce the relevance of such distinctions, leading to the emergence of universal principles or uniform techniques of contract interpretation. A distinction can be made between approaches that rely on a given method of legal exegesis (e.g. subjective, objective, contextual, teleological, analogical, Haviltex standard) and those that apply discrete principles (e.g. good faith, pacta sunt servanda, contra proferentem, business rationale, parol-evidence and four-corners rules, exclusion or acceptance of extrinsic evidence, negotiation and drafting history, intent, parties' conduct).

The awards from which the following selection has been made will be the subject of an analysis by Emmanuel Jolivet and Romy Descours Karmitz in the Bulletin Vol. 25 No. 2.

Sentences arbitrales de la CCI sur l'interprétation des contrats

Dans les relations commerciales internationales, le règlement d'un différend dépend de la bonne compréhension de la convention juridique dans le cadre de laquelle il a surgi. Afin d'acquérir cette compréhension, il peut être nécessaire, si le sens de l'acte dans lequel la convention est écrite est obscur ou controversé, d'interpréter ce dernier. Bien que l'interprétation soit en général considérée comme un art, elle est avant tout, dans un contexte juridique, un exercice scientifique soumis à des règles et à des principes établis par la pratique, la jurisprudence et les instruments juridiques.

L'interprétation contractuelle joue un rôle important dans l'arbitrage. Lorsqu'ils s'engagent dans cet exercice, les arbitres ne sont pas contraints par les systèmes juridiques nationaux et jouissent d'une plus grande liberté que les tribunaux étatiques. L'éventail des approches existantes pourrait être perçu comme une source d'insécurité juridique et il peut donc être utile d'identifier ces approches, ainsi que les circonstances dans lesquelles les arbitres les adoptent, afin de comprendre leur manière de procéder et les conclusions auxquelles ils parviennent.

Les extraits de sentences arbitrales de la CCI qui suivent ont été choisis parmi 35 sentences sur le sujet rendues entre 2000 et 2012. Ils touchent principalement à l'interprétation de dispositions contractuelles de fond et illustrent diverses pratiques. Certains tribunaux arbitraux se réfèrent aux préambules contractuels, d'autres aux clauses d'interprétation, mais ils se trouvent souvent livrés à eux-mêmes.

Les approches adoptées par les arbitres sont dans une certaine mesure influencées par la tradition juridique dont ils se réclament. Pour ce qui concerne les questions d'interprétation contractuelle, les différences entre les systèmes juridiques ne doivent cependant pas être exagérées. Les arbitres de tradition anglo-saxonne peuvent par exemple être plus enclins à appliquer une approche objective et les arbitres de tradition romano-germanique une approche subjective, mais l'osmose croissante entre les deux systèmes réduit la pertinence de telles distinctions et conduit à l'émergence de principes universels ou de techniques uniformes en matière d'interprétation des contrats. Une distinction peut être établie entre les approches reposant sur telle ou telle méthode d'exégèse juridique (par ex. subjective, objective, contextuelle, téléologique, analogique, norme Haviltex) et celles où divers principes distincts sont mis en œuvre (par ex. bonne foi, pacta sunt servanda, contra proferentem, logique commerciale, témoignage verbal, règle des quatre coins, exclusion ou acceptation de la preuve extrinsèque, historique de la négociation et de la rédaction, intention, comportement des parties).

Les sentences parmi lesquelles la sélection qui suit a été opérée feront l'objet d'une analyse d'Emmanuel Jolivet et de Romy Descours Karmitz dans le Bulletin vol. 25 n° 2.

Laudos arbitrales de la CCI relacionados con la interpretación de los contratos

En las relaciones comerciales internacionales, la resolución de una controversia depende de una correcta comprensión del acuerdo legal que dio lugar a la controversia. Para adquirir tal comprensión, tal vez sea necesario interpretar el instrumento en el que está registrado el acuerdo si su significado no es claro o causa desavenencias. Aunque la interpretación suele considerarse como un arte, en el ámbito legal es sobre todo un ejercicio científico, que está sujeto a normas y principios establecidos mediante las prácticas, los precedentes y los instrumentos legales.

La interpretación de contratos ocupa un lugar importante en el arbitraje. Los árbitros no están comprometidos con sistemas jurídicos nacionales. Ellos gozan de mayor libertad que los tribunales estatales al proceder a la interpretación de un contrato. La variedad de enfoques disponibles puede percibirse como una fuente de incertidumbre jurídica; por lo tanto, puede ser útil identificar tales enfoques y las circunstancias en que se aplican a fin de entender cómo proceden los árbitros y el resultado al que pueden llegar.

Los siguientes extractos de laudos arbitrales de la CCI fueron seleccionados de 35 laudos sobre este tema dictados entre 2000 y 2012. Ellos abordan principalmente la interpretación de las disposiciones contractuales de fondo e ilustran diversas prácticas. Algunos tribunales arbitrales se basan en los antecedentes contractuales, otros en las cláusulas de interpretación, pero generalmente se deja que se las arreglen por sus propios medios.

Los enfoques adoptados por los árbitros se ven influidos en cierta medida por las tradiciones jurídicas a las que pertenecen. Sin embargo, no deberían exagerarse las diferencias entre los sistemas legales en lo que respecta a la interpretación de un contrato. Por ejemplo, si bien los árbitros del sistema anglosajón tienden más a adoptar un enfoque objetivo y los árbitros del sistema de tradición romanista un enfoque subjetivo, la ósmosis progresiva entre los dos sistemas reduce la relevancia de tales distinciones, lo que conduce al surgimiento de principios universales o técnicas uniformes de interpretación de contratos. Puede establecerse una distinción entre los enfoques basados en un método determinado de exégesis legal (p. ej., subjetiva, objetiva, contextual, teleológica, analógica, estándar Haviltex) y los que aplican principios distintos (p. ej., buena fe, pacta sunt servanda, contra proferentem, propósito subyacente del negocio, pruebas orales y regla de las cuatro esquinas, exclusión o aceptación de pruebas externas, historial de negociación y redacción, intención, conducta de las partes).

En el Boletín Vol. 25 N.º 2, Emmanuel Jolivet y Romy Descours Karmitz ofrecerán un análisis de los laudos de los que proviene la siguiente selección.